OGM : la France maintient sa position face à l’UE

La Commission européenne a échoué, lundi 16 février, dans sa tentative pour forcer la France et la Grèce à autoriser la reprise de la culture d’un maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto. Malgré la publication d’un rapport de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), jeudi 12 février, assurant que cette plante ne présente aucun risque pour la santé, la culture du maïs MON 810 est toujours suspendue en France.

Les experts des pays de l’Union européenne réunis à Bruxelles au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale "ne sont pas parvenus à trouver une majorité qualifiée en faveur ou contre les demandes faites à la France et à la Grèce de lever les mesures d’urgence" empêchant la culture de ce maïs OGM, a confirmé la Commission dans un communiqué.

Au cours de la réunion, l’Autorité européenne de sécurité des aliments a dit "avoir des interrogations" sur les risques de la culture du MON 810 pour l’environnement. Elle a demandé des éclaircissements à la société américaine.

"Nous sommes excédés de ce manque de courage politique. La frilosité européenne, et surtout française, risque d’avoir de lourdes conséquences dans les années à venir", a déclaré dans un communiqué Philippe Gracien, porte-parole des professionnels des semences et de la protection des plantes.

La suspension de la culture en France a été décidée à cause des "inquiétudes sur la question de la dissémination" et de ses effets sur la faune, la flore et les écosystèmes, a rappelé jeudi dernier le premier ministre français, François Fillon. La clause de sauvegarde française ne concerne que la culture, pas la commercialisation du MON 810.

Source : le Monde du 17 février 2009