Réponse de la liste "La France insoumise" (LFI)

"Madame, Monsieur,

Vous nous interrogez dans le cadre de votre mobilisation contre la multinationale Monsanto/Bayer. Nous partageons votre combat contre cet industriel de l’agro-alimentaire qui produit et vend des substances qui nous empoisonnent au quotidien.

Concernant la PAC, vous soulignez à juste titre que c’est un puissant levier de réforme. C’est pourquoi nous proposons de réorienter ces subventions pour accompagner la transition du modèle agricole actuel vers une agriculture paysanne et écologique. Il faut ajouter un volet « alimentation de qualité » à la PAC afin qu’elle permette d’assurer la souveraineté alimentaire européenne et qu’une alimentation de qualité soit accessible au plus grand nombre. Cela implique par ailleurs de plafonner les subventions aux grosse exploitations et d’interdire tout usage direct ou indirect de la PAC pour exporter à des prix de dumping.

Concernant l’autorisation de renouvellement du glyphosate adoptée sous la pression des lobbys et notamment de Monsanto, nous souhaitons son interdiction immédiate, quitte à désobéir au droit communautaire, il n’est pas possible de continuer à empoisonner nos concitoyens au profit de quelques-uns. Mais il faut plus largement sortir des pesticides, des néonicotinoïdes et des OGM, et empêcher toute importation de produits ne respectant pas ces interdictions. Même venant de pays membres. Cependant cette sortie ne peut-être abrupte, et il faudra prendre les mesures nécessaires pour accompagner les agriculteurs pour cette sortie.

Enfin, sur les procédures de mise en circulation de mise sur le marché de produits de synthèse liés à l’agriculture, nous soutenons votre proposition d’éradiquer tout conflit d’intérêt avec les industriels des agences chargées de ces mises en circulation, vous la retrouverez dans notre programme. Par ailleurs, nous proposons de réviser les règlements et directives sur les substances chimiques pour les porter au plus haut niveau de protection sanitaire et environnemental.

Nous vous invitons à consulter notre programme « L’avenir en commun : en Europe aussi » pour plus de précisions."